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SOUS SURVEILLANCE
Les nouvelles technologies ont beaucoup apporté à notre fin de siècle dernier, mais leur perfectionnement ne nous fait-il pas perdre notre liberté ? Caméras de surveillance, ordinateurs, cartes à puces, téléphones mobiles, ces objets nous sont devenus indispensables mais donnent la possibilité à certaines administrations, entreprises ou pirates de violer notre vie privée.
Exemples de surveillance :
Aux Etats-Unis, en juin 2000, on découvre qu'un logiciel pour enfant, cédérom éducatif de Mattel est muni d'un "mouchard", programme nommé "broadcast" qui enregistre la manière dont chaque enfant navigue dans le jeu, et renvoie les informations vers le serveur de Mattel, quand l'ordinateur est connecté à Internet… Un bon moyen de se concocter un fichier avec quelques milliers de familles, mis à jour régulièrement. L'entreprise Mattel s'est défendue, prétextant qu'il s'agissait d'un simple moyen d'envoyer des mises à jour du logiciel. Finalement ce programme a été retiré de la vente.
Microsoft a aussi introduit un mouchard dans son système d'exploitation Windows. C'est le programme "Registration Wizard" qui vous permet de vous enregistrer en ligne pour bénéficier de la garantie mais qui fait, par cette  occasion, le recensement des logiciels que vous avez installé, même des programmes piratés, pour en informer Microsoft.
Intel, qui a la plus grande part du marché des microprocesseurs, a gravé dans le modèle Pentium III, un numéro d'immatriculation qui permet d'identifier à distance chaque ordinateur.
Mais à chacune de ces tentatives, Mattel, Microsoft ou Intel ont tout de même été obligés d'arrêter leur processus de surveillance.
L'année dernière, aux Etats-Unis, le FBI a reconnu utiliser un système appelé "carnivore" qui trie les messages qui circulent sur le net et intercepte ceux qui comportent certains mots-clés. La NSA (National Security Agency), agence nationale de sécurité américaine, très secrète, utilise un système similaire à un niveau mondial.
Vers une société transparente :
Avec les instruments de la nouvelle technologie, que les spécialistes nomment "objets communiquants", chacun de nos gestes, actes ou déplacements sont enregistrés et notre vie privée semble de plus en plus accessible au monde entier. Nous avons adopté tous ces objets pour un plus grand confort, une plus grande efficacité, un côté pratique, et nous ne pourrions plus nous en passer. Incidemment, nous avons donc contribué à l'élaboration de ce mécanisme. Ainsi, payer avec sa carte bleue est pratique mais nous fait accepter le fait que nos déplacements soient enregistrés. Les e-mails gratuits ou les inscriptions gratuites sur certains sites Internet de jeux ou de services sont séduisants mais nous obligent à remplir, en contrepartie, un questionnaire personnel dans lequel nous dévoilons qui nous sommes et aidons à l'élaboration de fichiers très complets, indispensables aux entreprises commerciales. Les caméras de surveillance dans les entrées d'immeubles ou dans les rues, comme à Levallois-Perret (92), nous protègent d'éventuels vols ou agressions mais sont une porte ouverte à l'espionnage. 
II est question aussi, très bientôt, que le service WAP (Internet sur portable)  puisse permettre à un commerçant de vous envoyer un message quand vous passerez devant chez lui. On parle aussi d'un nouveau type de magnétoscopes qui pourrait enregistrer jusqu'à 30 heures d'émissions et de vous proposer des programmes personnalisés vous indiquant des émissions sensées vous intéresser. Ceci, après avoir dressé votre profil en mémorisant vos habitudes. Un réfrigérateur Electrolux garde en mémoire la nourriture que vous rangez dedans et enregistrez sur son petit ordinateur. Ainsi, il vous prévient quand il va manquer des tomates ou du beurre…
De plus en plus, la société devient "transparente". Est-ce une menace pour notre liberté ?
Informatique et données personnelles :
En France, une loi votée par l'Assemblée Nationale le 28 juin 2000, impose aux fournisseurs d'accès à Internet, de conserver les informations concernant leurs clients :  heure d'appel, numéro et temps de connexion, et les hébergeurs de sites à identifier les auteurs des pages Web qu'ils ont stockées dans leurs serveurs.
La nouvelle économie est essentiellement basée sur l'accumulation et l'échange d'informations personnelles. Ainsi, Internet combiné avec les "objets communiquants" est une arme de taille pour les publicitaires et professionnels du marketing. Ils peuvent ainsi s'adresser à des clients potentiels ciblés, les joindre n'importe où et leur proposer le produit ou le service correspondant à leur profil, prévenant même leurs besoins. L'outil le plus important utilisé pour cette recherche de clients est le "cookie" qui, quand vous l'acceptez, enregistre votre navigation, quels sont vos déplacements, et dans quel ordre. Les publicitaires peuvent ainsi vous afficher ou vous envoyer des messages qui vous correspondent.
De nouveaux cookies sont entrés en action vers la fin de l'année 2000. En plus d'enregistrer votre comportement, ils transmettent les données sur  le réseau. On les appelle les "programme E.T.". E.T., comme le film de Spielberg, car une fois installés sur le disque dur de votre ordinateur, ils appellent sans cesse leur maison mère.
Lutter contre les échanges de données et les protéger.
Aux Etats-Unis, l'Etat Fédéral charge les entreprises et le marché de protéger et contrôler les informations personnelles contenues dans les fichiers.. Ils ont mis en place un système de contrat moral et d'autorégulation. Les sociétés sont poussées par le gouvernement à adhérer à des chartes de "bonne conduite" rédigées par les professionnels.
En Europe, dans un premier temps, les gouvernements ont contrôlé et protégé toutes les informations personnelles réunies dans les systèmes informatiques. Dans chaque pays de l'Union Européenne, il y a une loi dite 'Informatique et Liberté", ressemblant à celle votée en France en 1978. Cette loi assure aux citoyens "un droit de regard et de rectification sur les renseignements collectés les concernant". Ainsi, une entreprise ne peut transmettre un fichier sans l'accord des personnes y figurant. Cet accord, on peut le refuser lors d'une inscription mais il est souvent inscrit en très petits caractères au bas des formulaires et personne n'y prête attention. On donne donc notre accord pour l'exploitation de nos données personnelles, sans le savoir, la plupart du temps.
En France, toute entreprise qui créait un fichier aurait dû le soumettre à la CNIL mais seulement la moitié des opérateurs suivait cette règle non contrôlée. Depuis quelques mois, une nouvelle réforme donne un pouvoir plus important à la CNIL. Elle a désormais, en plus d'un rôle consultatif, une mission de contrôle a posteriori, tout comme le CSA. Seuls des fichiers comme ceux de la police, des impôts, de la Sécurité Sociale… font l'objet d'une autorisation. Pour les autres, il s'agit d'une simple déclaration.
On constate donc qu'en Europe et aux Etats-Unis, même si quelques-uns se révoltent et font tout pour lutter contre ces menaces pour nos vies privées, il ne s'agit pas de la majorité. On observe une nette tendance à l'étalage de l'intimité ou, en tout cas, à une réelle indifférence. Les gens considèrent aujourd'hui, qu'ils n'ont rien à cacher et n'éprouvent plus le besoin d'avoir un espace privé protégé et personnel.
On peut se poser la question suivante : Que devient l'individualité de l'être humain ?
Se protéger de l'utilisation hors contexte des informations :
Les questionnaires qui collectent des informations personnelles de chacun ne suscitent pas de paranoïa particulière car chacun peut répondre à sa guise, sans souci de vérité. Par contre, le problème se pose quand notre vie privée - fichiers bancaires, fichiers des impôts, de la police ou de la sécurité sociale, courriers électroniques, type de navigation effectuée sur Internet… - sont disséqués et peuvent être utilisés contre nous, une fois sortis de leur contexte. Ce qui est dangereux, ce sont surtout les nombreuses possibilités de croisement, de recoupement et donc d'analyse des informations.
Aujourd'hui, de nombreux fichiers sont accessibles en ligne comme les banques de données juridiques dans lesquelles les avocats inscrivent des cas de jurisprudence traités, avec souvent les noms des personnes impliquées, que ce soit une affaire légère ou criminelle.
Des exemples montrent déjà que des citoyens ont été victimes de cette surveillance, quand leur activité sur le réseau Internet a été utilisée contre eux. Ces anecdotes concernent autant la vie privée que professionnelle.
Que penser d'un fichier comme le Stic, Système de traitement des infractions constatées, utilisé par la police française et encore inaccessible au reste de la population ? Les infractions répertoriées concernent à peu près tout les monde, puisqu'elles vont du crime à la banale contravention, avec un dossier complet contenant victimes, accusés, témoins… Ce fichier a été lancé en 1994 par Charles Pasqua et fut très critiqué à l'époque. En 1998, la Cnil l'a pourtant approuvé, avec une réserve d'utilisation dans certains cas, enquêtes de moralité, demande de légion d'honneur… Cependant, le 17 juin 2000, le Conseil national des barreaux (représentant des avocats de France) publie un avis dénonçant le Stic comme étant "un véritable fichier de suspects", que son utilisation est "en contradiction avec les règles de droit relatives au casier judiciaire, à la réhabilitation et à l'amnistie."
Il semble aussi qu'il n'y a ait plus "prescription" puisqu'il n'y a plus de délai de sauvegarde des informations personnelles et qu'elle peuvent donc être conservées indéfiniment, d'autant plus facilement que les ordinateurs ont  des capacités de plus en plus importantes. Par exemple, si l'Etat impose à Itinéris, filiale de France Telecom, de conserver pendant un an les relevés de connexion de ses portables, SFR ou Bouygues n'ont aucune contrainte et peuvent tout garder le temps qu'ils veulent.
Aux Etats-Unis, toutes les administrations étant connectées, il est facile pour quelqu'un d'un peu doué d'accéder aux fichiers de l'Etat Civil ou des impôts. Une société propose même un logiciel d'espionnage via les fichiers du FBI ou de la Sécurité Sociale, avec pour accroche : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos amis, vos voisins, vos employés ou même votre patron."
Heureusement, en France, depuis 1978, les fichiers des grandes administrations ont été mis sous une surveillance particulière qui préserve leur confidentialité. Pourtant, avec l'utilisation de plus en plus importante du NIR, matricule qui n'est autre que le numéro de sécurité sociale, les croisements de fichiers deviennent, malgré tout, faciles.
Rester incognito.
Les professionnels et les particuliers sont de plus en plus à la recherche de moyens technologiques pour lutter contre cette invasion. Apparaissent alors des programmes "tueurs de cookies"  qui permettent de masquer ses empruntes électroniques, des logiciels "anti-spam" qui éliminent les messages indésirables dans les boîtes aux lettres et d'autres systèmes qui permettent de surfer incognito et des logiciels de cryptage qui brouillent les communications. Ces derniers ont longtemps été interdits mais sont acceptés en partie depuis 1999 gardant une réserve de sécurité.
Reste aussi la politique comme solution. La Commission des libertés du Parlement Européen parle d'inclure le droit à la vie privée dans les Droits de l'Homme. Ainsi, les informations concernant les individus, inscrites dans les fichiers resteraient leur propriété et ne pourraient faire l'objet d'échanges. "Un droit à la propriété peut être vendu mais les Droits de l'Homme ne peuvent jamais faire l'objet de transaction."
Etre pisté et surveillé dans la vie courante est devenu banal, voire, acceptable. Qui s'étonne aujourd'hui de la présence de caméras de surveillance dans les banques, les magasins ou autres lieux publics ? Les cartes à puce suivent nos traces mais quelle importance pour celui qui n'a rien à se reprocher ? 
Dans le monde virtuel, c'est à peu près identique ;
Là où on commence à s'inquiéter, c'est lorsqu'on s'aperçoit que tout ce que nous disons ou faisons peut être utilisé contre nous, sachant que, sur le net, par exemple, toute action lancée où que ce soit, par qui que ce soit, peut être reçue ou interceptée par n'importe qui et n'importe où dans le monde. Contre cela, il existe des systèmes de protection de plus en plus sophistiqués destinés aux plus paranoïaques, aux inquiets, mais souvent aux plus experts. Internet : www.cnil.fr
Alerte PIRATE
Diffusion message d'alerte a rediffuser a tous ceux que vous connaissez .
1. Il s'agit d'1 information provenant du Ministere de l'Interieur a 
l'attention de tous les detenteurs de telephone portables : UN 
CORRESPONDANT  LAISSE 1 MESSAGE AFIN QU'ON LE RAPPELLE AU 01 41 46 51 14. 
N'appelez surtout pas ce numero ou vos factures augmenteront sans 
commune mesure. Cette information communiquee par l'Office Centrale de Repression du Banditisme est a diffuser le + largement possible. 
Depuis quelques temps, des escrocs ont trouve 1 systeme pour utiliser
frauduleusement vos portables. Ils vous appellent sur votre GSM, et 
se presentent comme le "PROVIDER" ITINERIS, SFR, BOUYGUES, auquel vous etes abonnes. Ils demandent ensuite de composer 1 code qui est le 09 # en vous expliquant qu'il s'agit de verifier le bon fonctionnement de votre portable. 
NE COMPOSEZ SURTOUT PAS CE CODE ET RACCROCHEZ IMMEDIATEMENT. 
Ils disposent de l'outillage permettant grace a ce code de lire votre carte SIM. Il ne leur reste alors plus qu'a creer 1 nouvelle carte. Cette fraude se pratique a grande echelle, il est donc necessaire de faire suivre cette information tres rapidement au plus grand nombre de personnes de votre entourage, particuliers, entreprises etc

2 . Si vous recevez par mail 1 message avec comme fichier joint 1 
ecran de veille (SCREENSAVER) intitule BUDDLY SIP : ne l'ouvrez pas. 
Annuler le immediatement. 
En l'ouvrant, vous allez perdre toutes les donnees de votre disque 
dur. 
Tout ce que l'on sait, c'est que ce virus a ete lance il y a 5 jours et  qu'il s'agit d'1 tout nouveau virus extremement dangereux. Faites suivre ce message a tout votre carnet d'adresse. 
Si tout le monde est au courant, le lancement de ce virus aura ete 1 echec. AOL confirme jusqu'a quel point ce virus peur etre dangereux, aucun 
programme ne peut le detruire. 
Message a transmettre a 1 maximum d'adresses. Meme si vous n'etes pas
concernes, merci de faire suivre ce message. 

LA TAXE TOBIN
Mobilisation pour la Taxe Tobin avec ATTAC - Association pour une Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens.

Qu'est-ce que la taxe Tobin ?
En 1972, James Tobin, prix Nobel d'économie, avance l'idée d'une taxation modérée de toutes les transactions spéculatives sur les marchés des changes, afin de permettre aux gouvernements de retrouver des marges d'économie en matière de politique économique. Elle serait de 0,05% et servirait à apporter une aide économique aux pays défavorisés (pays du tiers monde). Depuis, cette idée a suscité de nombreux débats....parmi les partisans.

ATTAC est une association pour la mise en œuvre de la Taxe Tobin. Elle a été fondée le 3 juin 1998, suite à un éditorial de Ignacio Ramonet ("Désarmer les  marchés"), paru dans le monde diplomatique en décembre 1997. Depuis, l'association est devenue un mouvement international et collabore avec de nombreux partenaires dans le monde. Son but : "Informer, coordonner nos efforts, développer nos pressions, passer à la riposte…","en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l'ensemble du monde".

Pourquoi la taxe Tobin est-elle si difficile à mettre en place ?
Comme toute taxe, c'est un impôt, et comme tout impôt elle se transforme en recettes fiscales. A un niveau international, des questions se posent et sont l'objet de réflexions et de choix politiques. Qui va gérer ces sommes ? comment les distribuer ? Les associations comme ATTAC et d'autres organismes économiques ont chacun leur avis quant aux réponses à ce débat.
A l'automne 2000, on devrait connaître toutes les propositions.

A propos de la taxe Tobin…
Le comité scientifique d'ATTAC s'est posé quelques questions :

La taxe doit pouvoir limiter la spéculation des monnaies. Les spéculateurs, quels qu'ils soient (non-résidents, entreprises, banques…), utilisant de nombreux produits financiers et n'étant pas à cours d'imagination pour en créer de nouveaux, une taxe trop faible serait inefficace car facilement assimilable. Problème : trouver le niveau idéal de cette taxe.
1- la taxe doit-elle couvrir toutes les transactions de change ou prévoir des exemptions ? Si oui, lesquelles ?
2- Quel doit-être le niveau de cette taxe et faut-il prévoir un taux variable ?
3- Faut-il compléter la taxe par d'autres mesures de contrôle des capitaux ? Si oui, de quelle manière ?

Le marché des changes étant virtuel, c'est à dire n'étant pas dans un lieu géographique précis, les transactions ont lieu au même endroit que la négociation, sur le lieu d'enregistrement comptable ou sur le lieu de livraison des devises, soit n'importe où dans le monde. Problème : où faire le prélèvement de la taxe ?....

4- La taxe doit-elle être collectée à la manière de la TVA et reversée ensuite par les banques à l'administration fiscale de chaque pays ? Ou autrement ?
5- La taxe doit-elle être perçue sur le lieu de négociation ou le lieu d'enregistrement comptable ? Dans le premier cas, la fraude serait facile et dans le deuxième cas, les risques de fraude sont limités car touts les enregistrements comptables se font dans les sièges sociaux des banques, or cela veut dire que la taxe ne serait prélevée que dans une dizaine de pays correspondants aux pays les plus riches qui rassemblent les sièges sociaux de banques. Ceci augmenterait donc encore leur pouvoir, sauf si ces pays respectent l'engagement de répartir la taxe aux autres pays du monde. Donc quels vont être ces engagements ? Quelles doivent être les garanties ? Qui doit gérer la taxe ? Que mettre dans le traité international de la taxe Tobin ?
Un des intérêts de la taxe étant sa vocation internationale, il ne serait cependant pas réaliste d'imaginer qu'elle soit dans un premier temps instituée à l'échelle mondiale. Il faut donc trouver un ensemble de pays ayant une "masse critique suffisante" pour créer une "Zone Tobin". Problème : Comment mettre la taxe en place ?
6- Si on choisit comme "zone Tobin", l'Union Européenne, il y a un risque de fuite des capitaux vers des pays ayant déjà une puissance financière énorme comme les Etats-Unis.
7- Comment s'assurer que cette zone soit ouverte à l'ensemble du monde ? Comment créer des mécanismes incitatifs conduisant les autres pays à rejoindre cette zone ? N'y a t'il pas de danger de dénaturer les projets de taxe Tobin en dénaturant sa vocation universelle ?
Pour gérer la taxe Tobin, on pourrait utiliser une institution déjà existante comme une des banques centrales, une administration fiscale ou la banque mondiale pour recevoir le produit de la taxe ou le FMI (Fonds Monétaire International) pour la capacité d'intervention mais peut-être vaut-il mieux créer une nouvelle institution internationale comme le pense ATTAC. L'association évoque les erreurs, les échecs et les dégâts sociaux qu'ont déjà commis ces institutions existantes. Problème : quelles doivent être les qualités d'une nouvelle institution internationale chargée de gérer la taxe ?
8- Doit-elle s'intégrer à l'ONU et comment ?
9- Comment s'assurer de la plus grande transparence et la plus grande démocratie ? Doit-elle être constituée uniquement de représentants des parlements et la "Société Civile" de chaque pays (syndicats, associations, ONG), Comment, à quel pouvoir ?
10- Quels relais nationaux donner à cette institution internationale ?

James Tobin n'a pas pour objectif le seul produit de la taxe, qui n'est seulement qu'un effet secondaire. La spéculation doit contribuer à réparer les dégâts sociaux. Les recettes fiscales qui se compteraient entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de dollars, ne seraient pourtant pas suffisantes pour financer tous les besoins de la planète et ne dispenseraient donc pas les gouvernements de continuer à mener des politiques nationales de lutte contre les inégalités (pauvreté, chômage, besoins sociaux, protection de l'environnement). Partant de ça, on peut envisager que les recettes soient principalement affectées aux domaines suivants  :
 -Aide au développement (éducation, santé, accès à l'eau potable, au logement…)
 -Lutte contre les inégalités et en faveur de la protection sociale partout dans le monde.
 -Protection de la nature et du vivant.
Problème : Que va devenir le produit de la taxe ?
11- Quelle ventilation des hommes entre ces trois domaines ?
12- Quelles part affecter au programmes nationaux et internationaux ?
13- Quelle part affecter aux pays du Sud et aux pays du Nord ?

Le principe général est qu'il appartient aux populations concernées de décider en dernier ressort de ce qu'elles considèrent comme des priorités.

Que propose ATTAC ?
ATTAC a établi de nombreux groupes locaux en France afin de faire connaître au plus grand nombre, les conséquences économiques et sociales relevant de la spéculation financière. A un niveau international, l'association veut prolonger sa communication, promouvoir et mener ses actions, puisque le problème concerne le monde entier. D'ailleurs, dans de nombreux pays, des organismes mènent un combat identique. ATTAC souhaiterait rassembler les énergies de chacun, pour une meilleure cohérence et une meilleure efficacité.
Ensemble, il sera plus facile de faire la lumière sur les mouvements des capitaux et la place que tiennent les paradis fiscaux afin d'imposer des réglementations internationales pour un droit d'ingérence des peuples sur la sphère financière.
Le débat peut et doit prendre de l'ampleur et concerne tout un chacun. L'action d'ATTAC va dans ce sens en diffusant de l'information, en organisant des rencontres nationales et internationales et en essayant de s'inscrire dans l'actualité des débats à l'Assemblée Nationale, à l'assemblée générale du FMI, dans les négociations de traités commerciaux, etc.
Contacts :  ATTAC -9 bis, rue de Valence, 75005 Paris 
Tel : 01.43.36.30.54. Fax : 01.43.36.30.54.
Internet : attacfr@attac.org et http://www.attac.org

SECTES
Comment contrer ces dangereuses organisations ? 
On compte environ 150 procédures judiciaires en cours à l'heure actuelle. La mission interministérielle de lutte contre ces mouvements prépare une définition juridique de la secte pour faciliter le travail des juges. Peut-être pourrait-on alors dissoudre les plus dangereuses d'entre elles.

Rappel : en 1998, disparition d'un dossier d'instruction concernant la scientologie, au Palais de Justice de Paris. Septembre 1999, destruction de pièces à conviction concernant aussi la scientologie, à l'intérieur du Palais de Justice de Marseille. On en conclu alors que les grandes sectes cherchent à introduire leurs adeptes au sein de l'administration…Méfiance…
D'autre part, les sectes réussissent facilement à faire traîner les procédures les concernant, la justice n'étant ni formée, ni préparée à affronter les gourous et leurs "troupeaux". D'après l'UNADFI (Association Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'individu), elles utilisent des méthodes d'intimidation : menaces envers les plaignants ou les hommes de loi. Indirectement, elles menacent les entreprises en s'y infiltrant sous couvert de formations professionnelles et ce marché, plutôt en essor, se développe énormément et ne peut être soumis à aucun contrôle.

Certains organismes travaillent sur ce "fléau" pour, en finalité, réussir à dissoudre les mouvements les plus dangereux. Il existe une loi datant de 1936 contre les "milices privées" qui pourrait être complétée, sur proposition du Sénateur Nicolas About et autoriser la dissolution des structures sectaires ayant fait l'objet de condamnation menaçant l'ordre public et les personnes.
A savoir : dans les chiffres de l'UNADFI, 50000 enfants (en 1998) ont subi une influence sectaire ; 6000 mineurs seraient scolarisés dans des écoles hors contrat qui sont en fait des sectes ; 500 vivraient dans des communautés fermées, coupés du monde extérieur et parfois même de leurs parents. C'est pourquoi le 10 décembre 1998 a été votée une loi instaurant le contrôle systématique de tous les enfants instruits dans leur famille ou dans des établissements privés ne dépendant pas de l'éducation nationale.

En France, on compte 160000 adeptes de sectes dont 130000 Témoins de Jéhovah (ils sont quatre millions dans le monde). Les sectes ont différents degrés de dangerosité avec des tendances plus ou moins extrémistes comme l'ordre du Temple solaire ou la Restauration des commandements de Dieu. Quoi qu'il en soit, toute organisation sectaire effraie et nous laisse impuissant quand l'un de nos proches s'y laisse prendre. On veut les en sortir mais on ne peut agir, si ce n'est d'essayer de savoir à qui on a affaire, agir rapidement pour éviter un enfermement total, essayer de recueillir des renseignements par d'anciens adeptes avec l'aide d'associations, ne pas parler de la secte en termes négatifs avec la victime qui a besoin qu'on la comprenne, , tenter de savoir pourquoi elle a été séduite par ces personnes, récolter un maximum d'arguments et de preuves sur l'association ce qui aidera les associations de lutte contre le sectarisme, essayer de garder le contact avec la victime pour la relier à l'extérieur et porter plainte auprès du procureur de la république. 

Même s'il est souvent difficile de voir le danger quand on nous propose des séminaires de formation, des conférences, des tests de personnalité… Les doutes se concrétisent quand, on vous annonce les prix exorbitants des cours ou des stages.
L'UNADFI ou le CCMM (Centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales) sont des associations qui sauront vous donner des renseignements
Contacts :  UNADFI  Tel : 01.47.97.96.08.
                 CCMM   Tel : 01.53.98.73.98.
     Internet : www.pageszoom.com/ccmm

LE PACS, POUR QUI ?
Avant de signer un Pacte Civil de Solidarité, il est bon d'en connaître le "Mode d'emploi", les avantages et les inconvénients. Entré en vigueur le 16 novembre 1999, il a déjà fait près de 15000 adeptes.

A qui s'adresse le PACS ?
Il faut être deux individus majeurs de même sexe ou de sexe différent pour conclure un PACS, sauf s'il y a un lien de parenté comme entre ascendants, entre descendants pour conclure un PACS.
Chaque individu doit être libéré de tout autre engagement (mariage ou PACS avec une autre personne).
D'autre part, le PACS est sans effet sur les règles de la filiation et de l'autorité parentale.
Les démarches :
-Rédiger et signer une convention avec votre engagement et les modalités de votre vie commune, en détail ou non, sous réserve des obligations prévues par la loi, librement. Cette convention peut être rédigée par vous même ou par un notaire ou un avocat.
-Se présenter ensemble au greffe du tribunal d'instance dont dépend votre commune pour faire une déclaration conjointe.
-Fournir :  -    La convention en deux exemplaires originaux signés.
- Une copie d'extrait d'acte de naissance .
- Une attestation sur l'honneur qu'il n'y a pas de lien de parenté entre vous.
- Un certificat attestant que vous n'avez pas conclu un PACS avec une autre personne.(On obtient ce certificat au greffe du tribunal d'instance du lieu de votre naissance).
- Une attestation sur l'honneur selon laquelle vous fixez votre résidence commune dans le ressort géographique du tribunal d'instance où vous faites la déclaration conjointe.

Les engagements :
Les "pacsés" ont des droits et des obligations. Ils doivent s'aider mutuellement et matériellement. Ils sont tenus solidairement des dettes de l'un ou l'autre concernant la vie quotidienne et le logement.
Pour le logement, si le titulaire du bail disparaît ou quitte le domicile, le contrat est transféré au bénéfice de son partenaire, sauf cas contraire alors précisé dans le contrat.

Avantages et inconvénients :
 -Prestations sociales
En signant un PACS, on n'obtient plus l'allocation de soutien familial ou l'allocation veuvage.
 -Sécurité sociale
Si l'un des partenaires ne bénéficie pas de la sécurité sociale, il peut bénéficier de l'assurance maladie de son partenaire.
 -Congés salariés
Des partenaires "pacsés" peuvent demander de prendre leurs congés ensemble.
 -Rapprochement géographique
N'est valable que pour un emploi dans la fonction publiques.
 -fiscalement
La déclaration commune ne se fait qu'à partir de la troisième année de l'enregistrement du PACS.
 -legs et donations
Depuis le 1er janvier 2000, les biens transmis par succession ou donation donnent droit à un abattement de 375000F. Taxés à 40% pour les 100000 suivants et 50% pour le reste. En ce qui concernent les donations, ces mesures ne peuvent s'appliquer que 2 ans après la conclusion du PACS.

Pour plus de détails vous pouvez contacter un avocat ou un notaire.
 
 

 
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